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deux vieux messieurs

L’EHPAD : une solution de confort et d’autonomie quand le domicile et le territoire ne sont plus adaptés

Quand l’EHPAD est-il le meilleur choix ?

Saviez-vous que j’ai été directeur d’EHPAD pendant plusieurs années ?

J’ai adoré cette expérience et j’ai conservé de forts liens affectifs avec l’EHPAD, les soignants qui y travaillent et les personnes âgées qui y résident !

C’est un monde à part.

Un monde dont la réputation est malheureusement écornée, à cause des reportages télévisés qui se focalisent sur les situations les plus dramatiques.

“Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu’une forêt qui pousse !”

C’est comme ça.

Mais ils sont venus confirmer un a priori collectif. L’EHPAD est trop souvent perçu à l’image des hospices du siècle dernier : des établissements communaux qui avaient été conçus pour l’accueil des indigents.

Ils y vivaient entre eux, peu encadrés, se débrouillaient seuls. 

Ces lieux étaient considérés comme des mouroirs, et leur image, qui faisait horreur, s’est déplacée vers l’EHPAD qui est pourtant un endroit plus civilisé et humain. 

Tous les domaines progressent, les maisons de retraite aussi !

La médecine, la gériatrie et la gérontologie ont fait des avancées considérables depuis le siècle dernier, et la formation des soignants a beaucoup évoluée. 

Vivre en EHPAD en 2020, c’est faire le choix de la sécurité quand le maintien dans un domicile privé n’est plus envisageable. 

Contrairement à une idée tenace, l’EHPAD n’est pas toujours imposé aux personnes âgées : l’entrée en l’EHPAD peut être une décision consciente que font des personnes âgées, lorsqu’elles réalisent que leurs besoins d’accompagnement sont importants, que leur logement n’est plus adapté, ni adaptable… car, non, tous les lieux de vie ne sont pas aisément adaptables à toutes les limitations.

Une maison isolée, sur un terrain accidenté, dans une commune excentrée, c’est jouable lorsqu’on a trente ans et un SUV. C’est beaucoup plus compliqué à 85 ans, quand on ne peut plus conduire.

C’était justement la situation de Raymond quand je l’ai rencontré. Je viens de lui rendre visite à l’EHPAD des bleuets, un établissement formidable où je l’ai aidé à emménager le mois dernier.

Quand l’EHPAD est le meilleur choix (inspiré d’une histoire vraie )

Raymond habitait une belle bastide un peu à l’écart du cœur du village où il est né, en 1935, et où il a passé toute sa vie.

Il tenait le café du village. Il connaît tout le monde, tous les potins, les petits et les grands secrets. Il adore prendre le Pastis sur la placette, sous les platanes, à côté du jeu de boules.

Pour Raymond, le village, c’est sa vie.

Oui, mais voilà, Raymond a un problème de hanche et depuis dix ans, il a de plus en plus de mal à se déplacer seul.

Au début il a pris une canne, mais la situation s’est aggravée. Début 2018, son médecin lui a recommandé d’acheter un fauteuil roulant. Il était très malheureux, car il était devenu dépendant de son infirmière et de son auxiliaire de vie pour toutes les actions de la vie courante.

Finies les promenades dans la garrigue et les apéros sur la placette. Raymond dépérissait, il avait perdu le goût des choses. Et puis, même s’il touche l’APA, le recours à des aides quotidiennes lui laissait un reste à charge important et il devait donc se restreindre sur le chauffage, l’alimentation et les loisirs.

C’est Mariette, sa petite-fille, qui m’a alerté. Elle le visite tous les mercredis et, depuis l’automne, elle constatait que son papi allait de plus en plus mal. Elle n’abordait pas le sujet de l’EHPAD.

L’EHPAD, Raymond ne voulait pas en entendre parler. Même pas en rêve.

J’ai longuement discuté avec Raymond. Il m’a raconté le café, le village, les gens et la placette avec les platanes et le pastis. J’y suis allé sur la placette, et au café.

J’ai bavardé avec les habitants. Ce sont les petits enfants de ceux avec qui Raymond allait à la communale. Ils m’ont parlé de l’EHPAD des bleuets, dans la commune voisine. C’est là que vont s’installer tous les vieux du village quand ils ne peuvent plus rester chez eux.

Alors moi ça m’a donné une idée. Si Raymond aimait tant le village et ses habitants, je pouvais l’aider à les retrouver, dans un environnement sécurisé. Je lui ai proposé d’aller retrouver ses anciens amis, juste comme ça, pour un apéro dans le jardin de l’EHPAD, sous les platanes, à côté du terrain de boules (car il y a un terrain de boules dans l’EHPAD).

Ça a commencé comme ça. Un premier rendez-vous dans le jardin, un deuxième quelques jours plus tard au restaurant de l’établissement. À la troisième visite, Raymond a demandé s’il pouvait séjourner une semaine sur place. Là, avec Mariette, on a su que c’était gagné. Raymond avait adopté le lieu. C’est le désir de retrouver une certaine autonomie, de ne plus avoir à demander de l’aide, qui a décidé Raymond à venir s’installer en EHPAD, le désir d’être plus libre.

Quand il a réalisé qu’il pourrait retrouver ce qu’il aimait de sa vie d’avant, dans un environnement plus sûr et adapté, Raymond n’a pas tergiversé longtemps. Il a vendu la bastide et ses meubles, et il s’est installé à l’EHPAD des bleuets.

J’ai organisé l’inscription et l’entrée en établissement, les dossiers d’aides financières et le déménagement de Raymond. Je vais le voir tous les mois pour être sûr que ça se passe bien, qu’il a tout ce qu’il lui faut et je tiens Mariette au courant.

 

Ce matin, quand on s’est quittés, il m’a confié :

« Ici, je me sens plus libre, je peux sortir pour me balader, chez moi je ne pouvais pas, c’était trop compliqué. »

Je n’aurais pas pu rêver plus belle récompense.

Cette solution, qui tient compte de la situation particulière de Raymond et lui offre la solution la plus adaptée, peut être organisée par un autonomie planner.

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