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L'EHPAD ne coche pas toutes les cases

L’EHPAD, cette solution par défaut qui coche toutes les cases (ou presque !)

“On va devoir trouver une maison de retraite pour papa, on n’a plus le choix.”

C’est une phrase que l’on entend souvent, quand la perte d’autonomie touche une famille. Elle est ensuite suivie de justifications comme: “Eh bien tu comprends, il se trompe dans ses médicaments et il est tombé plusieurs fois ces deniers temps, je me fais du souci si ça arrive la nuit. Je ne te parle pas des repas, je suis obligé de lui acheter des plats surgelés, lui qui n’a jamais su se faire cuire un oeuf… Et puis sa maison n’est pas vraiment adaptée maintenant. Comme il ne sort plus, il s’ennuie, si encore j’habitais à coté…”. L’entrée en maison de retraite (EHPAD) est alors envisagée comme étant la seule solution capable de répondre aux différentes problématiques.

L’EHPAD coche toutes les cases:

  • Sécurité 24h/24
  • Prise en charge médicale et paramédicale
  • Soins, aide à la toilette et à l’habillage
  • Prise en charge des repas
  • Chambre et salle de bain adaptées
  • Entretien du logement
  • Une vie sociale possible et des animations régulières
  • Coordination de l’ensemble

Les familles peuvent “tout d’un coup” se reposer sur l’EHPAD et les professionnels qui y travaillent, et relâcher un peu la tension avec le sentiment du devoir accompli. (“Papa est maintenant en sécurité, on a minimisé les risques liés à la vie chez lui”). Evidement, ceci est rarement fait de gaité de coeur et s’accompagne souvent d’une certaine culpabilité qu’il faudra gérer. Mais pour les familles, l’essentiel est là: les préoccupations qu’ils avaient quotidiennement deviennent celles de l’établissement.

Oui, mais la personne âgée dans tout ça?

Y gagne-t-elle autant que ses enfants ? Qu’y perd-t-elle ? La réponse à ces questions est évidement à étudier au cas par cas, et je ne souhaite surtout pas stigmatiser qui que ce soit. Je peux laisser à chacun sa part de réflexion, et témoigner de mon expérience de 4 ans à la direction d’EHPAD. Témoigner de ce ressenti : le renoncement à la vie “chez soi”, “là où on a nos habitudes”, “où se trouvent tous nos souvenirs” est vécu par les résidents d’EHPAD comme le principal frein au bien-être, au bonheur. Il s’accompagne de contraintes liées à la nouvelle vie en collectivité et de toutes les considérations autour de la “dernière demeure”.

La décision de l’entrée en EHPAD serait-elle en définitive plus bénéfique aux enfants ?

Je pense que si l’EHPAD coche – et c’est son grand mérite – un grand nombre de cases, il ne peut pas “de fait” respecter le souhait d’une majorité de personne de vivre à domicile. Et c’est bien là que des améliorations sont possibles. C’est bien pour ça que la notion “d’EHPAD à domicile” emporte l’adhésion de beaucoup malgré les difficultés pratiques de mise en place, et les questionnements sur sa véritable pertinence. C’est aussi pour ça que Merci Victor ! a vu le jour et suscite tant d’intérêt.

La coche manquante

Dans sa mission, “Merci Victor !” entend pouvoir répondre aux préoccupations des proches et “en-même temps” aux envies et besoins des personnes âgées. “Merci Victor !” organise, suit et coordonne à domicile l’ensemble des prestations évoquées :

  • Sécurité 24h/24
  • Prise en charge médicale et paramédicale
  • Soins, aide à la toilette et à l’habillage
  • Prise en charge des repas
  • Chambre et salle de bain adaptées
  • Entretien du logement
  • Une vie sociale possible et des animations régulières
  • Coordination de l’ensemble

et permet de cocher la dernière case :

  • vivre chez soi !

Vivre chez soi entouré de ses amis, de ses voisins, de ses petites habitudes, de son jardin, de ses souvenirs. Cocher cette case, tant que c’est possible(*), est véritablement important, et rend heureux tout le monde ! C’est l’une des missions que porte Merci Victor !

(*) Il ne s’agit pas non plus de faire de l’angélisme, certaines situations rendent le maintien à domicile impossible ou hors-budget. C’est aussi notre rôle de l’identifier et de proposer des solutions alternatives telles que l’accueil familial (comme le propose par exemple Cette Famille), l’habitat partagé intergénérationnel (la spécialité par exemple d’Ensemble 2 Générations), ou l’entrée en établissement (Résidences Services, Résidences Autonomie, EHPAD, etc.)

Commentaires (4)

  • […] Le choix de placer un parent en Ehpad ne se fait jamais de gaité de coeur. C’est l’aboutissement de réflexion et constats à propos de la santé fragile d’un parent âgé. Son incapacité à se gérer seul. Le risque d’avoir un accident sans que personne soit là pour l’aider. Ces décisions sont prises par la famille, les proches ou les services sociaux, lorsque la personne âgée n’a pas de famille ou de proches. […]

  • La dernière case à cocher est effectivement pertinente pour maintenir la personne agée dans son environnement familier tout en bénéficiant des prestations proposées par les Ehpad. Mais cette perspective que je juge intéréssante, nécessite d’une part une coordination efficace entre les intervenants domicile/établissement mais aussi des personnels qualifiés notamment à domicile ( pour avoir eu recours à des aides à domicile, il y avait beaucoup de lacune dans l’approche du besoin et de la prise en charge de la personne âgée). Mais cette organisation devra faire l’objet d’une véritable réflexion dans la question des prises en charges des futures personnes âgées.

  • Je suis d’accord avec vous, il faut une coordination très minutieuse et un oeil attentif sur la qualité des prestations des intervenants (dont les services d’aide à domicile font partie). C’est notre métier !

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