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Parler de la perte d’autonomie avec son proche ?

aide administrative perte d'autonomie

La dépendance, la perte d’autonomie, les altérations cognitives sont la partie sombre de l’avancée en âge. Un peu comme la face cachée d’un iceberg, s’il nous est possible de l’imager, on est conscient que c’est là mais on n’en parle pas trop, on n’a pas trop envie de soulever ces problématiques.

Antoine Gérard, Sociologue et animateur du Podcast SocioGérontologie décrit la vieillesse de manière très brute, et très réaliste: “Etre vieux c’est parfois moche, c’est rarement satisfaisant et c’est toujours difficile”

On peut être “au top de sa forme”, avoir de l’énergie à revendre, être prêt à gravir notre Bonne Mère en deux minutes chrono mais aussi utiliser ces deux minutes à traverser une pièce avec souffrance, épuisement et vulnérabilité. 


Êtes-vous à l’aise pour en parler ? 

Comme tout un chacun, ce sont nos parents qui nous ont élevés, éduqués, qui ont répondu à nos besoins lorsque nous étions enfant. Avec l’avancée en âge, les rôles sont amenés à s’inverser. Ce sont nous, les enfants qui prenons soin de nos parents, nous enquérons de leur santé et nous nous soucions de leur avenir. Cela peut être difficile, voire problématique. Il faut réussir à se positionner avec ses parents pour aborder la question de la dépendance avec eux.

 S’il vous arrive d’hésiter par peur de blesser, demandez-vous, « qu’est-ce qui est le mieux ? ». Ne rien dire, laisser couler et être témoin d’une situation déclinante ? Ou prendre les devants, anticiper et trouver des solutions ?

 Comment en parler ?

 Avant tout, prenez du temps.

Ce n’est pas le genre de discussion qu’on initie entre deux portes, en cinq minutes. Il s’agit de la santé et du quotidien de vos parents, il faudra pouvoir prendre du temps, peser le pour et le contre à leurs côtés. Idéalement, “prenez rendez-vous”, et échangez dans un cadre connu et rassurant. Vous pouvez commencer la discussion en demandant “comment te sens-tu dans ton quotidien ?”. Si cela ne déclenche pas le sujet, vous pouvez revenir, de manière franche mais très bienveillante sur un épisode passé qui y fait directement reférence (l’oublie de son dernier rendez-vous chez le dentiste, les 2 chutes qu’il/elle a fait ses derniers temps, l’apparent désordre que vous constatez chez eux depuis quelques mois, etc). Dans tous les cas, il ne faut pas être dans le jugement, mais dans une attitude de “main tendue”. 

Si “rien ne se passe”, que vos parents ne sont pas à l’aise d’aborder ce sujet avec vous, n’insistez pas trop. Peut-être préfèreront-ils en parler à quelqu’un d’autre. Dans ce cas, nous vous conseillons de faire appel à une personne tierce, un intermédiaire. Ce peut être le médecin traitant, mais vous pouvez également demander à un ami de vos parents, un proche de la famille, ou dans des situations plus conflictuelles, un médiateur. Dans tous les cas, ce doit être une personne en capacité de prendre le recul nécessaire pour faire face à la situation, et capable d’avoir la confiance de votre parent.

 Pourquoi votre (vos) parent(s) refuse(nt) de l’aide ?

Certaines raisons peuvent se trouver dans cette liste non-exhaustive :

        Se sentir imposé une situation qui n’est pas souhaitée

        Se sentir trop infantilisé par ses enfants

–       Avoir peur de se voir imposer un déménagement

–       Avoir peur de perdre son identité

        Être méfiant quant à l’arrivée d’un inconnu chez soi

        Ne pas accepter le vieillissement

        Ne pas souhaiter de dépense supplémentaire

        Plus étonnant, ne pas vouloir accueillir lorsque la maison est en désordre.

Retrouvez les détails de ces points, sur le site Autonome à domicile.

 

Photo portrait Léa Chartron

Léa Chartron,  responsable de l’agence Les Autonomie Planners sur  Aix en Provence, nous partage son expérience sur des situations similaires pour vous aider ! 

“Chaque famille que je rencontre a sa spécificité et son mode de communication propre à elle, entre chaque membre. Parler de la dépendance entre membres de la famille avec son/ses parent(s) peut effectivement être difficile. Pour aborder ce sujet, voyons quelques exemples de familles que j’ai rencontrées (dont la personne âgée n’a pas de gros troubles cognitifs) :

 

  • Il y a les familles pudiques, qui parlent avec beaucoup de délicatesse et de distance du sujet de la dépendance pour ne pas blesser leur proche ;
  • Il y a les familles réalistes, qui se rendent compte entièrement de la situation mais qui par ailleurs n’osent pas tout dire à leur proche ;
  • Il y a les familles impatientes, qui souffrent de voir leur parent perdre en autonomie et qui préfèrent les booster et les motiver à agir “comme avant” ;
  • Il y a les familles en désaccord entre leurs membres, ce qui ne facilite pas la prise en charge de cette dépendance car il y a plusieurs avis, envies et convictions ; 
  • Il y a les familles inquiètes ou absentes, qui s’appuient sur l’expertise des professionnels du domicile comme nous, pour parler à leur proche ;
  • Il y aussi les familles dans le déni, qui refusent totalement d’accepter la perte d’autonomie de leur parent.

C’est une liste non exhaustive, et il y a autant de catégories de famille… que de familles !

Dans tous les cas, la communication doit être le maître mot pour apaiser tout le monde à chaque étape de l’entrée dans la dépendance. Imaginant toujours une personne sans troubles cognitifs, lorsqu’elle vieillit, elle sait qu’elle vieillit. Elle connaît son âge, ses difficultés, ses faiblesses, mais ne le reconnaîtra pas forcément devant ses enfants, son entourage…

Alors, comment faire pour en parler ? Et bien, il faut… en parler ! Mettre des mots sur des faits, mettre des mots sur ce qu’il se passe au quotidien. L’empathie, la douceur et la compréhension sont, à défaut d’être une formule magique, une des clés pour déverrouiller des situations parfois difficiles.

Dans certaines de ces situations, faire appel à une personne extérieure à la famille, spécialisée dans la dépendance, peut aider à désamorcer des situations complexes où la communication est bloquée.

En tant qu’autonomie planner, lorsque nous rencontrons la personne âgée et sa famille, nous sommes en mesure de constater si la personne âgée est dans le déni, si sa famille en fait trop, si la communication est difficile etc…

En résumé, parler de la perte d’autonomie de votre proche ne doit pas vous faire peur, au contraire, ça doit être la solution pour que sa vie soit organisée dans les meilleures conditions possibles, chez elle ou en établissement. La perte d’autonomie n’est pas une fin de vie !! C’est un tournant à accepter, un nouveau mode de vie à adopter, des nouvelles habitudes, des aménagements dans son logement, des discussions honnêtes avec ses proches, et tellement de bons moments encore !! “

Il n’y a pas d’âge pour vivre heureux !

Retrouvez notre article précédent sur l’entrée en fragilité et sa prévention par le Docteur Valérie Brenière. 

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